L’arrêté ministériel diffusé durant le congé pascal a suscité autant de questions que d’inquiétudes parmi les enseignantes et enseignants et particulièrement pour celles et ceux qui enseignent en formation professionnelle dans les spécialités des soins de santé.

Ces inquiétudes sont fondées car depuis le début de la crise, la confusion tout comme l’impression de désorganisation, d’improvisation et de contradictions sont constantes de la part des dirigeants.

Devant cet état de fait, le SEOM a décidé de prendre un pas de recul pour analyser cette situation sous tous ses angles.  Depuis le début de la crise, nous sommes en communication quotidienne avec les dirigeants de la CSMB pour s’assurer d’une application des décrets ministériels qui soit à la fois respectueuse des besoins pour contrer l’épidémie et des conditions sanitaires des profs qui sont mobilisés pour servir dans les établissements de santé, les services de garde ou en soutien aux élèves à distance. Le SEOM salue le discernement des dirigeants de la CSMB qui ne se sont pas lancés dans l’affectation forcée comme certains l’ont fait ailleurs. Une directive diffusée ce matin par le sous-ministre de l’Éducation Éric Blackburn est très claire à l’effet que le volontariat et non pas l’affectation forcée doit être la façon de gérer le renfort à fournir au personnel des CHSLD. «  Bien qu’un arrêté ministériel permette maintenant le transfert du personnel du réseau de l’éducation vers le réseau de la santé dans le but de venir en aide au personnel infirmier et aux préposés aux bénéficiaires qui travaillent d’arrache-pied pour prendre soin des aînés, particulièrement dans les centres d’hébergement et de soins de longue durée (CHSLD), nous invitons d’abord toutes les personnes volontaires à nous signifier leur disponibilité », pouvait-on lire dans la lettre du sous-ministre.

Votre syndicat est là pour défendre vos droits et vous représenter. C’est ce que nous faisons depuis toujours, crise sanitaire ou pas. Il n’est pas question de vous abandonner ou de tomber dans la fatalité qu’on ne peut rien faire parce qu’il s’agit d’un décret.

À titre d’employé de l’État, nous devons faire notre part pour contrer la Covid-19. À titre de citoyennes et citoyens du Québec, nous avons le devoir de suivre les consignes sanitaires qui nous sont imposées depuis le 12 mars. Le SEOM tente de trouver une façon humaine et sécuritaire de concilier ces deux réalités.

Ainsi, nous sommes en discussion avec la CSMB, qui demeure l’employeur malgré le décret. Malgré les précisions du sous-ministre, plusieurs questions restent encore sans réponse, notamment en ce qui a trait aux mesures de sécurité et aux tests de dépistage. Le lien est constant entre le SEOM et la CSMB ainsi qu’entre la CSMB et le MEES. La FAE est aussi en contact permanent pour obtenir l’éclairage à toutes ces zones grises. Nous espérons être en mesure de vous donner plus d’information dans les plus brefs délais, malgré le nombre élevé d’intermédiaires dans ce dossier.

Nous demandons également aux membres qui seront affectés ou qui se porteront volontaires et qui ont des questions, des inquiétudes ou des objections à téléphoner immédiatement au SEOM au 514-637-3548, en laissant un message à la personne répondante de votre établissement. Pour les profs du CFPMS, laissez un message dans la boîte vocale de David Hamel qui vous recontactera dans les plus brefs délais.

À la guerre comme à la guerre, les membres du SEOM feront leur part pour combattre cette épidémie mais elles et ils ne seront pas lancés sur le champ de bataille sans que leur syndicat fasse tout ce qui est possible pour les protéger.

Syndicalement et solidairement,

Mélanie Hubert, présidente

Voir la lettre du sous-ministre